il est désormais certain après quelques mois que Nicolas Sarkozy rentrera dans l'histoire de France, mais sans gloire et avec défiance face a la République non pas pour dynamiser et rénover la France en ouvrant la voie a une VIeme République, mais pour appliquer une politique amateur et autoritaire au delà des Institutions.
En ce Vendredi 22 février, la nouvelle de trop vient de tomber:
La loi permettant la détention illimitée après la prison de criminels supposés dangereux a été validée par le Conseil Constitutionnel mais reste limitée dans son application interdisant quasiment toute rétroactivité, conformément aux principes généraux du droit. Cette décision met en principe fin à la procédure. L'article 62 de la Constitution stipule en effet que “les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles”.
“les autorités administratives et juridictionnelles” incluent le Conseil d'État et la Cour de Cassation.
Mais....
“L'application immédiate de la rétention de sûreté aux criminels déjà condamnés (...) reste un objectif légitime pour la protection des victimes”, a déclaré le porte-parole de l'Elysée, David Martinon. Le chef de l'État demande à Vincent Lamanda, premier président de la Cour de cassation de “faire toutes les propositions nécessaires pour l'atteindre”, a-t-il ajouté.
Sarkozy par la voie de son porte-parole est donc en défiance avec le Conseil Constitutionnel. Cet acte est sans précédent, jamais un Président n'avait remis en cause l'autorité du Conseil. Si il s'agissait du premier abus de pouvoir du Président nous pourrions invoquer un dérapage motivé par la conviction de soutenir le projet de son Ministre de la Justice. Mais je ne crois pas que ce dernier couac soit un hasard , et Sarkozy mesure visiblement la portée de son acte. Le but est bel et bien de se légitimer coute que coute comme étant le seul preneur de décision, le guide en quelque sorte ? Pour confirmer cette théorie depuis quelques semaines nous assistons a une avalanches d'évènement remettant en cause nos institutions via l'exercice du pouvoir:
* Remise en cause de la laïcité de par les déclarations régulières visant a promouvoir l'Église ( La demande d'inscrire dans le textes “les racines chrétiennes”dans la constitution européenne, les déclarations concernant la supériorité du curé sur l'enseignant sur la capacité a enseigner le bien et le mal aux enfants, les suggestions a demi- mot de retour du catéchisme au sein de l'école publique etc... )
* Proclamation d'un projet de loi improvisée et totalement sans concertation sur le financement de la TV publique (sans aucun travail préliminaire des parlementaires). après quelques semaines le projet est assoupli finalement, en raison de la pression des secteurs mis en cause et des parlementaires.
* Son attaque au pénal contre le journaliste du Nouvel Obs concernant le soit-disant SMS, fait sans précédent de la part d'un Président en exercice ( son statut ne lui donnant pas le droit d'être entendu par la justice il semble peu probable que l'affaire puisse aboutir. Pourquoi ne pas avoir demandé a Carla Bruni comme ce fut le cas pour l'affaire Ryan Air de déposer la plainte? J'avoue que cette histoire de SMS est relativement déplorable et n'aurait pas du être publié par simple respect de la vie privée et par respect de la fonction présidentielle. Toutefois je pense que la contre-attaque de Sarkozy est une man½uvre pour bousculer les institutions juridiques, l'affaire du SMS vraie ou fausse pouvait se passer d'une réaction présidentielle, Sarkozy aurait pris de la hauteur a ne pas réagir ( ou tout du moi a ne pas réagir via un recours en justice).
* A nouveau la proclamation d'une loi future de manière improvisée lors du repas du CRIF concernant la Shoah et les élèves de CM2 , provoquant des protestations au sein même de son camp ( Simone Veil eut des mots très durs pour cette proposition). Une nouvelle fois les sous fifres du président ont du adoucir le propos et la création d'une mission de reflexion se fit nécessaire pour couper court a la polémique. D'autant plus qu'il est légitime de se demander si la sensibilisation a la Shoah ( déjà très efficace grâce a l'éducation nationale) ne devrait pas être un projet a appliquer surtout aux électeurs ancien votants FN qui ont ralliés leur vote a Sarkozy au premier tour de l'élection et qui ont une fâcheuse tendance a tolérer le négationnisme et l'antisémitisme.
* Je pourrais ajouter a cela l'influence peu républicaine d'un Henri Guaino (qui a déclaré que l'assemblée nationale , la représentation législative et surement la plus démocratique de la population, n'était qu'un groupe de pression)
Tout ça se cumule a son omniprésence médiatique bien entendu avec son aval et orchestrée par ses amis les plus proches (Lagardere, Bouygues, Bolloré etc). De même les sondages d'opinions qui devraient lui indiquer de prendre un peu de distance et se faire un peu oublier n'ont pas l'air d'avoir d'effet sur ses gesticulations.
Donc voila que se passe t-il vraiment, Sarkozy fait-il n'importe quoi ? Ou veut il simplement être le président autoritaire que beaucoup craignaient de voir apparaitre avant les élections ? Faisons nous face a un changement de régime a petit pas ? Comment les Français peuvent-ils réagir ? en montrant son désaccord par désobéissance civile par exemple. D'autres disent sur la toile que sarkozy serait là juste pour mettre un max de désordre pour ensuite mettre en place une autre personne qui viendrais "sauver" la france par ces idée. J'espère que se ne serra pas le cas et si sa se confirme je vous en parlerez plus ici même.
source : http://cafecroissant.fr et moi ^^


