la suite....Par chelhab, dimanche 13 mai 2007 à 23:01

« Le rêve européen a besoin du rêve méditerranée. Il s'est rétréci quand s'est brisé le rêve qui jeta jadis les chevaliers de toute l'Europe sur les routes de l'Orient, le rêve qui attira vers le sud tant d'empereurs du Saint Empire et tant de rois de France, le rêve qui fut le rêve de Bonaparte en Egypte, de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc. Ce rêve ne fut pas tant un rêve de conquête qu'un rêve de civilisation. »
Après cette én
umération supposée rendre compte d'une glorieuse tradition incarnée par la France depuis des siècles et inlassablement défendue par tous ceux qui furent soucieux de défendre son rayonnement, le même ajoute : « Faire une politique de civilisation comme le voulaient les philosophes des Lumières, comme essayaient de le faire les Républicains du temps de Jules Ferry. Faire une politique de civilisation pour répondre à la crise d'identité, à la crise morale, au désarroi face à la mondialisation. Faire une politique de civilisation, voilà à quoi nous incite la Méditerranée où tout fût toujours grand, les passions aussi bien que les crimes, où ne rien fut jamais médiocre, où même les Républiques marchandes brillèrent dans le ciel de l'art et de la pensée, où le génie humain s'éleva si haut qu'il est impossible de se résigner à croire que la source en est définitivement tarie. La source n'est pas tarie. Il suffit d'unir nos forces et tout recommencera. »

Quel est auteur d
e ces lignes qui se veulent inspirées alors qu'elles ne font que reprendre la plus commune des vulgates destinée à légitimer les « aventures » coloniales de la France ? Un ministre des Colonies de la Troisième République ? Un membre de la défunte Académie des « sciences coloniales » ? Un nostalgique de l'Algérie française qui les aurait rédigées pour prononcer un discours destiné à célébrer cette période réputée faste où la France commandait à 70 millions « d'indigènes » répartis sur 13 millions de kilomètres carrés ?

Non, l'a
uteur de cette prose, aussi mythologique qu'apologétique de la colonisation, n'est autre que Nicolas Sarkozy qui a prononcé ces fortes paroles en tant que ministre-candidat lors d'un meeting à Toulon le 7 février 2007. Singulièrement passée sous silence par la plupart des médias et des autres dirigeant(e)s politiques engagés dans les élections présidentielles, cette intervention confirme que la réhabilitation du passé colonial de la France n'est pas une embardée conjoncturelle de l'actuelle majorité et de son principal représentant. Au contraire, cette réhabilitation, sans précédent depuis la fin de la guerre d'Algérie, s'inscrit dans un projet politique cohérent, systématique et crânement assumé par le candidat de l'UMP désormais chef de l'Etat français.

Pou
r des motifs partisans, et pour défendre ce que ce dernier croit être l'honneur de la France et de ses citoyens, il se fait donc porte-parole d'une histoire officielle, mensongère et révisionniste des causes qui ont conduit à la construction de l'empire français, érigé par de nombreuses guerres de conquête, puis dirigé par des institutions coloniales racistes et discriminatoires. En témoigne, notamment, le statut des « indigènes », considérés alors non comme des citoyens libres et égaux mais comme des « sujets français » privés des droits et libertés démocratiques élémentaires et soumis, qui plus est, à des dispositions répressives - le Code de l'indigénat, entre autres, - qui ne pesaient que sur eux.

Sous
le prétexte fallacieux de lutter contre on ne sait quelle « pensée unique » et désir de « repentance », lesquels n'existent que dans l'esprit de Sarkozy et de ceux qui ont forgé ces pseudo-concepts grossiers, sur le plan intellectuel s'entend, pour mieux faire croire à leur propre courage et originalité, on assiste donc à une instrumentalisation spectaculaire du passé colonial de la France. Manipuler cette histoire par la surexposition de certains de ses aspects « positifs » supposés - la colonisation au nom de la civilisation par exemple -, par l'euphémisation ou la sous-estimation des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre commis au cours de cette longue période de l'empire colonial, et par l'occultation enfin de l'oppression et de l'exploitation imposées à ceux qu'on appelait alors avec mépris « les indigènes », tels sont les ressorts principaux de cette opération.

Mode
rne et audacieux Sarkozy ? De tels discours nous ramènent au plus convenu de la doxa officielle forgée sous la Troisième République. Quel est l'adjectif qualificatif adéquat à cette opération qui repose sur un mépris souverain de l'histoire et des innombrables victimes des guerres et des répressions coloniales ? Réactionnaire, assurément.

Jamais depuis des décennies, un candidat soutenu par le plus important parti de la droite parlementaire ne s'était engagé dans cette voie. Stupéfiante involution. Elle témoigne d'une radicalisation significative des discours élaborés sur ces questions par l'UMP et son représentant en même temps qu'elle légitime et banalise des thèmes qui n'étaient jusque-là défendus que par l'extrême-droite et quelques associations de nostalgiques de la période coloniale.

Pour
les amateurs d'exception française, en voilà une remarquable mais sinistre car la France est le seul Etat démocratique et la seule ancienne puissance impériale européenne où l'un des principaux candidats à l'élection présidentielle ose tenir de pareils propos. A quoi s'ajoute le fait que ce pays est également le seul où une loi - celle du 23 février 2005 -, toujours en vigueur en dépit du tour de passe-passe politico-juridique du Président de la République, sanctionne une interprétation officielle de ce passé colonial. « La Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l'oeuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d'Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française. » Telle est, en effet, la première phrase de l'Article 1 de ce texte voté par l'UMP et l'UDF au terme de débats où Rudy Salles, le très officiel porte-parole de cette dernière formation politique à l'Assemblée nationale, a joué un rôle particulièrement actif. Qu'en pense François Bayrou lui qui prétend dépasser le clivage gauche/droite et incarner une autre façon de faire de la politique ? Il n'est pas besoin d'être un brillant philologue pour comprendre que le terme ouvre, employé dans ce contexte, emporte une appréciation évidemment positive de la période considérée.

Face à c
ette offensive politique, engagée depuis longtemps par les diverses composantes de la droite parlementaire, notamment, et son principal représentant que comptent faire les dirigeants de la gauche parlementaire et radicale ? Ils doivent le faire savoir au plus vite. Mercredi 9 mai 2007.


Olivier Le Cour Grandmaison:Enseignant à l'Université d'Evry-Val-d'Essonne, Olivier Le Cour Grandmaison est l'auteur de « Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l'Etat colonial » (Fayard, 2005).
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# Posté le lundi 02 juillet 2007 07:19

Aprés les bienfaits de la colonisation, les méfaits de l'immigration !!!

Aprés les bienfaits de la colonisation, les méfaits de l’immigration !!!
Salut. Un papier super interessant sur les propos -passés inapeus- de Sarko qui, lors d'un meeting à Toulon le 7 février 2007, faisait tranquillement l'apologie de la colonisation de la diterranée.

Je ne resiste pas à citer les propos de Sarko, impréssionnants :

«
Le rêve européen a besoin du rêve diterranée. Il s'est rétréci quand s'est brisé le rêve qui jeta jadis les chevaliers de toute l'Europe sur les routes de l'Orient, le rêve qui attira vers le sud tant d'empereurs du Saint Empire et tant de rois de France, leve qui fut le rêve de Bonaparte en Egypte, de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc. Ce rêve ne fut pas tant un rêve de conquête qu'un ve de civilisation. »

« Faire une politique de civilisation comme le voulaient les philosophes des Lumières, comme essayaient de le faire les Républicains du temps de Jules Ferry. Faire une politique de civilisation pour répondre à la crise d'identité, à la crise morale, au désarroi face à la mondialisation. Faire une politique de civilisation, voilà à quoi nous incite la Méditerranée où tout t toujours grand, les passions aussi bien que les crimes, où ne rien fut jamais médiocre, même les Républiques marchandes brillèrent dans le ciel de l'art et de la pensée, où le génie humain s'éleva si haut qu'il est impossible de se résigner à croire que la source en est définitivement tarie. La source n'est pas tarie. Il suffit d'unir nos forces et tout recommencera. »

Donc dans à suivre, l'article parut sur un blog du jdd, Mohamer Chelhab

# Posté le lundi 02 juillet 2007 07:17

L'USINE À GAZ SARKOZY

L’USINE À GAZ SARKOZY
L'USINE À GAZ SARKOZY
______________________________



La vic
toire de Nicolas Sarkozy marque le passage d'une stratégie par
étap
es à une stratégie frontale qui s'organise autour de deux
orientations majeures : flexibilisation intégrale du marché du travail
et a
maigrissement de l'Etat. Tous les aspects du modèle social sont
con
cernés par cette thérapie de choc : durée du travail, fiscalité,
é
cole et universités, retraites, financement de la Sécurité sociale,
non-remp
lacement des fonctionnaires, budget, services publics. Cette
strat
égie de rupture pose deux questions. La première, à laquelle notre
nouveau Président semble très attentif, est celle de l'habillage
po
litique. La seconde, à laquelle il attache apparemment moins
d'imp
ortance, est celle de l'efficacité économique. C'est dans
l
'articulation de ces deux questions que se jouera la trajectoire du
nouveau
pouvoir.

Trois axes tactiques

Si la stratégie est bien celle de l'affrontement direct et global, elle
imp
lique néanmoins un certain nombre de choix tactiques : dans quel
or
dre prendre les choses, et à quel rythme ? De ce point de vue, on peut
d'or
es et déjà discerner trois parcours fléchés. Le premier axe conduit
des
heures supplémentaires au nouveau contrat de travail. Sur la base
des premières mesures, on établit un rapport de forces social et
id
éologique en imposant l'idée que pour gagner plus, il faut travailler
plus. L'aspect idéologique est décisif, puisqu'il s'agit d'installer à
une
échelle de masse la conviction que les obstacles à l'emploi
provien
nent des réglementations trop rigides : les 35 heures dans le cas
d
u salaire, les protections liées aux contrats de travail actuels en ce
qu
i concerne l'emploi. Il s'agit d'effacer la défaite du CPE et de
pr
ofiter de la période de grâce, durant laquelle les acteurs sociaux et
les cit
oyens en général vont demeurer dans une attitude d'expectative
téta
nisée.

Le second axe passe par une défaite infligée sur la question du service
min
imum, et c'est pourquoi ce dossier est l'un des premiers à être
ouv
ert. Son champ d'application recouvre en effet celui des régimes
s
péciaux de retraites. Une fois le droit de grève limité dans ces
se
cteurs, il sera possible de pousser l'avantage et de faire sauter ce
verrou.
Le terrain sera alors déblayé pour le rendez-vous prévu en 2008
pa
r la loi Fillon qui permettra, dans la foulée, de reculer à nouveau
l'âge de la retr
aite et de transformer profondément le financement de la
protection
sociale en instaurant une TVA sociale.

Le troisi
ème axe concerne le budget de l'Etat. La première étape a
consisté
en un paquet fiscal essentiellement destiné aux riches. Il
représen
te environ 9 milliards d'euros (15 avec les heures
supplémentaires) et va donc creuser le déficit, comme s'en inquiètent
déjà les orth
odoxes de Bruxelles. Mais il ne s'agit évidemment pas d'une
convers
ion à une politique de relance. Le gouvernement met ici en oeuvre
u
ne tactique de déséquilibre fiscal dont les libéraux sont coutumiers ;
elle consiste
à engendrer un déficit pour mieux justifier ensuite des
mesures d'
ajustement. Celles-ci pourraient prendre une double forme : de
nouv
elles économies budgétaires, avec notamment le demi-remplacement des
départs à la re
traite dans la Fonction publique, et le recours à la TVA,
« sociale
» ou non.

Une légitimité transitoire

Ce projet,
qui implique une régression sociale pour la majorité de la
populat
ion, n'a pu devenir majoritaire qu'en raison de l'inanité des
alter
natives à gauche. Du côté du PS et/ou de Ségolène Royal, les
propos
itions avancées n'ont jamais tranché de manière suffisamment nette
avec celles de Sarkozy, parce qu'elles acceptaient les mêmes
consid
érants, par exemple le besoin de compétitivité et d'aides aux
entre
prises, sans parler de « l'ordre juste ». Du côté de la gauche dite
anti-libérale, u
ne cohérence alternative existait sur le papier, mais
qui n'a pas a
ccédé à une consistance politique, faute d'expression
unitaire.

s lors que la contradiction sociale principale, entre capital et
tr
avail, était évacuée du débat, la droite a cherché, et réussi en
gr
ande partie, à activer les contradictions secondaires, « au sein du
peuple » comme a
urait dit Mao : ceux qui se lèvent tôt contre les
assistés, Français de souche contre immigrés dépourvus d'identité
n
ationale, salariés du privé contre fonctionnaires.

Cette substituti
on des rivalités catégorielles aux oppositions sociales
est le ress
ort essentiel sur lequel le gouvernement compte pour faire
passer s
on amère pilule. En même temps, il n'oublie pas - selon un autre
di
spositif libéral classique - de ménager des « filets de sécurité »
pour les plus défavorisés, afin de masquer l'ampleur de la régression.
Le revenu de
solidarité active confié à Martin Hirsch devrait constituer
le vol
et social du programme, et on comprend mieux de ce point de vue la
fonction de l'« ouverture ». Dans le même ordre d'idée, le programme de
Sarkozy prév
oit d'augmenter le minimum vieillesse en finançant cette
augmentati
on par une partie des économies réalisées sur les régimes
spéciaux.
On retrouve ici la démarche consistant à construire le rapport
de
forces sur la fragmentation du camp des salariés, de manière à
reta
rder la prise de conscience du caractère global de l'offensive et
é
loigner la menace d'un nouveau « tous ensemble ».

Mais cela suppos
e que des améliorations soient perçues en matière de
pouvoir d'acha
t et d'emploi. Pendant quelques mois, le gouvernement peut
compter
sur une conjoncture plus favorable et sur le coup de pouce au
pouvo
ir d'achat des 15 % de salariés qui effectuent des heures
supplémen
taires. Si l'emploi repart, le gouvernement s'efforcera de
montrer
que c'est grâce à ses premières mesures, justifiant ainsi celles
qu
i suivent. Mais tout est ici une affaire de timing : il faut qu'une
amélioration pl
us durable prenne la suite des expédients conjoncturels.

De ce poi
nt de vue, le programme de Sarkozy ne tient pas la route. Les
baiss
es d'impôts sont ciblées sur les couches sociales les plus
favorisé
es, et risquent donc de nourrir leur épargne plutôt que leur
consom
mation. Les heures supplémentaires seront mieux payées mais les
emp
loyeurs embaucheront moins et freineront la progression des salaires
en reprenant à
leur compte le slogan connu : si vous voulez gagner plus,
vous n'av
ez qu'à faire des heures supplémentaires. La progression de la
mass
e salariale globale ne pourra donc soutenir la croissance que de
man
ière transitoire. Sur la question pourtant centrale de l'emploi, l'un
des tours de
passe-passe les plus réussis de la part de Sarkozy est
d'avoir ann
oncé un objectif de 5 % de chômage (baptisé plein-emploi)
sans dire
quelles mesures pourraient y conduire. De la même manière, il
n'y
a rien sur la question de la compétitivité, non pas celle qui est
fondée sur la «
modération » des coûts salariaux mais celle qui s'appuie
sur la rec
herche, l'innovation et une meilleure spécialisation. Dans ces
con
ditions, les grands groupes basés en France continueront à investir
principalement
à l'étranger, tout en engrangeant des bénéfices encore
accrus.

Les contradictions du projet

En réa
lité, et même d'un point de vue libéral, le projet sarkozyste est
sur le plan économique une gigantesque usine à gaz qui repose sur une
équation impo
ssible : comment financer ce programme sans faire exploser
le défic
it ? On se rappelle la promesse de Sarkozy de baisser de 4
points
de PIB le taux de prélèvements obligatoires (impôts et
cotisations)
, ce qui représentait un manque à gagner d'environ 65
milliards d'
euros. Cette annonce a été mise sous le boisseau après les
protesta
tions de caciques de l'UMP, mais elle est symbolique du
dogmatisme
libéral qui s'appuie sur une vision fantasmatique de
l'économie. S
arkozy s'est convaincu lui-même que ses mesures vont
libérer par m
agie des forces vives jusque là contenues par les rigidités
et les
réglementations. Il n'est pas anodin que cette confiance aveugle
a
it été critiquée par des économistes comme Olivier Blanchard, qui avait
pourtant ou
vertement soutenu la candidature de Sarkozy, ou par un
journaliste
bien libéral comme Eric Le Boucher qui va jusqu'à écrire
dans Le M
onde du 3 juin dernier que les promesses « non tenables » de
Sarkoz
y sont « populistes, ouvriéristes, faussement volontaristes et
inf
inançables ».

C'
est sans doute autour de la question de la TVA que les illusions vont
s'effriter, s
ans doute plus tôt que prévu. Il s'agit en effet d'une
mesure qui
touche tout le monde, et qui ne peut donc jouer sur les
différencia
tions catégorielles. L'instauration d'une TVA sociale
montr
erait de manière très claire l'essence du projet : faire payer par
tous les cadeaux faits à un petit nombre. L'autre point de bascule
pourrai
t être la question salariale. Les salariés qui font des heures
supp
lémentaires gagneront plus. Mais elles ne représentent qu'environ 3
% du vo
lume total d'heures travaillées. Quid des salariés qui n'y ont
pas
accès ? Quid des heures supplémentaires non déclarées ? L'avantage
de la mesure est d'individualiser encore un peu plus les salaires, mais
e
lle risque de produire le résultat inverse et de faire renaître un
be
soin de cadre salarial collectif.
On aura
it donc tort de surestimer la cohérence durable du programme de
Sar
kozy. Sur le plan économique, il peut booster un peu la croissance
dans un premier temps mais viendra vite buter sur cette contradiction :
ou bien laisser filer le budget, ou bien le rééquilibrer en freinant
t
rop brutalement l'activité. Sur le plan social, il équivaut à un énorme
tra
nsfert de richesses des salariés vers les possédants, que l'on ne
pourra déguiser durablement en jouant sur le fractionnement du salariat.
Tôt
ou tard, les salariés prendront conscience que leur pouvoir d'achat
est ge
lé, que leur santé coûte plus cher, que leurs retraites vont être
à nouveau rognées, et que les garanties apportées par leur contrat de
travail sont profondément écornées. Sur le plan tactique, il arrivera
as
sez vite un moment où il faudra faire passer en même temps des mesures
étro
itement imbriquées (par exemple heures supplémentaires et TVA
socia
le) et rendre perceptible la logique d'ensemble du projet. Certes,
on peut imaginer un scénario où le passage en force réussirait,
bouchant sur un paysage social durablement dégradé. Mais un scénario
de crise, mêlant résistance sociale et débâcle économique, est également
plausible. En tout état de cause, la tâche prioritaire du syndicalisme
est
aujourd'hui de décortiquer minutieusement les projets
gouve
rnementaux pour en montrer les effets sociaux désastreux. C'est la
conditio
n pour construire les nécessaires mobilisations et (à terme)
refon
der une alternative cohérente au dogme néo-libéral.

par Michel Husson, Conseil scientifique d'Attac France.
Article paru dans l'Ecole Emancipée

# Posté le mercredi 20 juin 2007 08:17

merci à caesar03 pour cet article

merci à caesar03  pour cet article
Communiqué de Michel SAPIN, Secrétaire national à l'Economie et à la fiscalité, et d'Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

En prévoyant de ne donner aucun coup de pouce au SMIC au 1er juillet, le gouvernement Sarkozy-Fillon fait la démonstration qu'il n'entend rien faire pour augmenter les bas salaires.

Une hausse de 2 % du SMIC, sa plus faible revalorisation depuis 1999, serait un très mauvais signal envoyé aux salariés modestes et à l'ensemble du monde du travail, dès lors que les négociations salariales dans l'année à venir s'en trouveraient mécaniquement altérées.

Le discours lénifiant de la droite sur les augmentations de salaire qui découleraient de l'augmentation du nombre d'heures supplémentaires ou de la baisse des cotisations patronales de sécurité sociale ne résiste pas à l'analyse. En effet, seule une petite minorité de salariés serait appelée à faire des heures supplémentaires, soumises au bon vouloir de l'employeur. Quant aux cotisations patronales de sécurité sociale, elles sont déjà fortement réduites à hauteur de 1,6 SMIC.

Le coup de pouce au SMIC reste le moyen privilégié de revaloriser les bas salaires et de dynamiser les négociations salariales.

En annonçant dans le même temps des cadeaux fiscaux aux plus fortunés pour plus de 15 milliards d'euros, une hausse de 5 points de TVA qui grèvera le pouvoir d'achat des catégories moyennes et populaires et une limitation de la hausse du SMIC au minimum légal, le gouvernement fait aujourd'hui le choix d'une politique profondément injuste et inégalitaire.
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# Posté le vendredi 15 juin 2007 06:20

pub et autre site à voir....

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donnez moi votre site ou blog si ya un lien avec celui çi il serra mis ici

http://segoleneroyal 2012.over-blog.fr/

# Posté le jeudi 14 juin 2007 07:35

Modifié le vendredi 22 juin 2007 09:21