Sarko ? Bilan zéro !

Sarko ? Bilan zéro !
Le lundi 26 mars 2007, Nicolas Sarkozy quitte le Ministère de l'Intérieur pour se consacrer à l'élection présidentielle. Celui qui veut incarner la "rupture" a eu, depuis 2002, les moyens d'agir. Alors Nicolas Sarkozy, quel bilan ? RéSo fait la lumière sur ce qui restera du passage du candidat de l'UMP au Gouvernement...

Un bilan catastrophique

Intég
rant le gouvernement Raffarin en 2002, pour s'atteler à "la lutte contre l'insécurité", Nicolas Sarkozy n'a pas réussi à tenir son engagement.

En démo
ntant la police de proximité et en renforçant les mesures repressives, le candidat de l'UMP n'a pas enrayé les faits de violence. Bien au contraire et les chiffres officiels sont indiscutables : les violences contre les personnes ont augmenté de près de 20% depuis 2002.

Se fai
sant le garant de l'Etat de Droit, Nicolas Sarkozy s'est employé à passer pour le garant de l'ordre républicain. Là encore, la réalité est cruelle pour le Ministre de l'Intérieur : les bavures policières ont explosé, les condamnations judiciaires contre les services de l'Etat n'ont jamais été aussi nombreuses, les discriminations raciales n'ont pas reculé. Quant à la situation en Corse, le Ministre de l'Intérieur a essuyé un piteux revers avec son référendum...

Ce
bilan désastreux s'incline cependant face à ce qui restera le fait majeur du passage de Nicolas Sarkozy au Ministère de l'Intérieur : les événements de novembre 2005 et le mensonge d'Etat qui en est à l'origine.

N
ous n'oublions pas que tout, à l'époque, est parti d'un drame : La mort de deux adolescents électrocutés après avoir pénétré dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois et qui ont été accusés, à tort, par Nicolas Sarkozy d'être les auteurs d'un cambriolage.

Nicolas Sarkozy à l'Intérieur, ce fut aussi d'autres mensonges : sur Sangatte qui ne fut en rien réglé par la fermeture du centre, sur la double peine qui n'a pas été réellement abolie, sur la création du CFCM qui n'a pas eu la légitimité annoncée...

De
s libertés publiques attaquées

Au
nom de la lutte contre l'insécurité, Nicolas Sarkozy s'est employé à réduire les libertés publiques. Fervent partisan d'un populisme pénal, il n'a pas hésité à remettre en cause le principe deparation des pouvoirs en critiquant ouvertement les décisions prises par les magistrats.

E
t puis, les lois sur l'immigration, sur la sécurité intérieure, sur la prévention de la délinquance ou de lutte contre le terrorisme ont été autant d'occasion pour Nicolas Sarkozy d'imposer un fichage généralisé, de renier le principe du secret professionnel ou de créer de nouveaux délits visant à criminaliser les populations les plus précaires et en particulier les étrangers.

Un pouvoir au service d'une ambition

Incapable d'obtenir des résultats satisfaisants, déterminé à mettre à mal les libertés publiques, Nicolas Sarkozy s'est employé àtourner les moyens de l'Etat au profit de ses intérêts politiques.

I
l en fut ainsi de sa pression permanente et de ses menaces explicites sur les médias qui aboutie à la démission du rédacteur en chef de Paris-Match, Alain Genestar, par le fait du prince.

On pou
rrait aussi citer l'affaire des fiches des Renseignements Généraux, les pressions orchestrées contre notre mouvement RéSo/AntiSarko ou la troublante affaire Clearstream...

Enfin, Nicolas Sarkozy, ministre à tiers-temps (il était aussi président du Conseil général et président de l'UMP) a cultivé une vision très personnelle de "l'Etat modeste". Employant sa femme dans son Ministère, il n'a pas aussi lésiné sur les avantages en nature qui rendent plus confortables le quotidien.

En qui
ttant aujourd'hui ses fonctions gouvernementales, Nicolas Sarkozy entend reprendre sa liberté. Nous ferons en sorte qu'il n'oublie pas son bilan en route... C'est certainement un des meilleurs instruments à notre disposition pour le battre !
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# Posté le vendredi 04 mai 2007 12:20

Modifié le jeudi 31 mai 2007 13:50

Le RMI et Sarkozy : une nouvelle vision de la "solidarité"

Le RMI et Sarkozy : une nouvelle vision de la "solidarité"
« Je n'accepte pas qu'il y ait des gens, qui soient au RMI et qui, à la fin du mois, aient autant que des gens comme vous (des salariés), qui se lèvent tôt le matin » - Vitré, 17/06/2005

Pour information, le RMI s'élevait en juin 2005 à 425,40 euros mensuels pour une personne isolée contre 1217,88 euros pour le SMIC (base 151,67 heures). Ce, quelle que soit, l'heure d'embauche...

Dans les Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy a lancé cinq marchés publics au début de l'année 2005, dans le cadre du programme départemental d'insertion (PDI).

L'ANPE mais aussi et surtout deux entreprises privées, Manpower et la SA Forgeco, ont remporté l'appel d'offres. Le budget de 19,5 millions d'euros débloqué cette année par le département pour mettre en oeuvre ces actions d'insertion ne sera donc plus ventilé de la même façon sur les associations, collectivités locales, établissements publics et centres communaux qui s'occupaient jusqu'à présent du volet social et professionnel des allocataires.

En décidant ces marchés, Nicolas Sarkozy supprime donc de facto les actions menées par ces organismes publics ou associatifs en les mettant en concurrence avec les entreprises privées. La plupart d'entre eux n'ont pas été retenus ou ont refusé de soumissionner à ces marchés. Il en résulte que, sur le marché de mise en oeuvre des contrats d'insertion revenu minimum d'activité, les cinq lots ont été attribués à l'ANPE mais aussi à deux entreprises privées.

C'est ainsi par une procédure anodine qu'on marchandise tranquillement l'insertion des bénéficiaires du RMI.

# Posté le vendredi 04 mai 2007 12:17

Nicolas Sarkozy : sa France d'après, la France du pire !

Nicolas Sarkozy : sa France d’après, la France du pire !
Depuis de trop longs mois maintenant, l'UMP et le gouvernement ne cessent de mettre en œuvre des mesures antisociales et démagogiques. Mais Nicolas Sarkozy et ses amis ne comptent pas s'arrêter l . Le président de l'UMP cherche détruire tous les dispositifs de solidari et de protection sociale. Sa France lui, c'est la France du pire.

- disparition du service public de l'emploi “La réforme du service public de l'emploi est.imrative [...] Il ne faut pas siter à recourir à des sociés de placement rémunérées aux résultats” (France 3, 26 mai 2005)

-
suppression de la limitation du temps de travailLa réforme des 35 heures doit reposer sur un principe, le libre choix, en permettant à ceux qui le veulent de travailler plus pour gagner davantage(Le Monde, 11-12 juillet 2004)

-
suppression des Contrats à Durée Indéterminée (CDI) “Je souhaite que l'UMP propose un contrat de travail unique” (Convention sociale de l'UMP, 17 mars 2005)

- suppression de la carte scolaire et des ZEP "Il fautposer le bilan des ZEP. Cette politique a échoué".” (30 novembre, 2005). « Je suis pour la suppression à terme de la carte scolaire” (Le Figaro, 20 février 2006)

-
suppression de la curi sociale Je crois utile qu'un système de franchise soit mis en place comme pour tout processus d'assurance. Ainsi les 500 premiers francs [76,22 ] de dépenses de santé annuelles des assurés sociaux ne seraient pas rembours, afin de responsabiliser ceux-ci (Libre, 2001)

-
suppression du droit à la dignité des détenusLes critiques du système américain dénonçant la surpopulation carcérale, je n'ai jamais compris cet argument car après tout, mieux vaut voir les délinquants en prison que dans la rue !” (Libre, 2001). “Il faut supprimer la possibilid'accorder à un condamné une suspension de peine pour raison médicale” (Discours d'installation d'unelégation aux victimes, 11 octobre 2005)
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# Posté le vendredi 04 mai 2007 12:16

Nicolas Sarkozy : le "tout" sécuritaire

Nicolas Sarkozy : le "tout" sécuritaire
Trois ans après avoir déclaré une guerre de propagande � la délinquance, la montée des violences montre l'échec de Nicolas Sarkozy en matière de prévention et de sécurisation de la société :

Violences physiques sans mobile crapuleux (+ 7,80%) • Braquages, vols avec violences (+5,33%) • Menaces (+4,6%). • Augmentation de la violence dans les écoles et les prisons... • Suppression de la police de proximité et des aides aux associations, militarisation de la société, le ministre a toujours privilégié la répression au détriment de la prévention.

L
'augmentation des violences, les émeutes des derniers mois sont le premier indicateur d'un malaise social qui ne cesse de grandir. Mais Nicolas Sarkozy ne semble pas avoir retenu de lon. Car il ne cherche pas à réduire la délinquance, ma is à jouer sur la peur des électeurs.

Nicolas Sarkozy répond à l'augmentation des violences par toute une batterie de mesures législatives qui remettent en cause nos droits collectifs et individuels :

? Sanctionner les familles deslinquants en les privant des allocations familiales (projet de loi sur la prévention de la délinquance). Cette idée va dans le sens d'autres mesures annoncées par Nicolas Sarkozy : caméras de vidéosurveillance, instauration de « stages d'apprentissage de parentabilité », de dépistage précoce des enfants de moins de 3 ans, délinquants potentiels... L'Etat a-t-il le droit de s'introduire dans les foyers et la vie privée des familles ?

? Mettre en place des policiers dans les écoles : le sécuritaire doit-il pénétrer jusque dans nos écoles ?

? Créer une réserve citoyenne de la police nationale pour « lutter contres les bandes ». Cette organisation pourrait évoluer vers une forme de milice de quartiers, milice citoyenne, ou vers un sysme de patrouille de « voisins » autour de leur maison, comme en Angleterre.

? Refondre la loi « anti-casseur » de 1970 : il suffira d'avoir partici à une manifestation avec casse ou pillage pour être ar, me si l'on n'a pas soi-même participé au délit. Cette proposition remet en cause l'ie que la responsabili collective n'existe pas dans le droit pénal.
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# Posté le vendredi 04 mai 2007 12:15

Modifié le jeudi 31 mai 2007 14:12

Renaud anti sarko ??

# Posté le vendredi 04 mai 2007 12:14

Modifié le vendredi 04 mai 2007 14:48